____________________________________________
The end of the Begining
____________________________________________
Merde, j'ai la main en sang. Encore une soirée a se foutre minable. Ampleur des dégâts ? Miroir mon beau miroir dis moi tout. Encore de la coke dans nez, la langue bleu, des griffures sur mes hanches, plus de string, du noirs partout sous les yeux, du sang ou de la gerbe dans mes cheveux, du vin sur ma jupe ; encore, ma vue est troublée par les spots colorés et le nuage permanent de fumée blanche, je dois être pitoyable. Putain je me suis encore faite baisée. Bref soirée banale. Je regarde mes bras et je vois toutes mes cicatrices, ça me fait même plus de peine, pour une fois que mes anti-dépresseurs font de l'effet. Quoi qu'on m'a dit que le prozac était un placebo ! Haha !
Je détourne mon foutu regard de cet immonde miroir et je contemple, ouais je contemple la merde dans laquelle je vis. Des bouteilles vides et cassées, des rails de coke, puis mon regards ce tourne vers un tapis de corps nus. Ils sont tous tellement défoncés qu'ils se pinent devant tous le monde, même plus d'intimité mais que demande le peuple ? J'essaye de me rappeler avec qui j'ai passé la soirée, ils sont tous hyper canons, elles sont toutes là a piper. Désolé Kurt, mais ton Rape me, me tape sur les nerfs. Bref j'essaye de m'extraire de cette pièce à la recherche de la fameuse porte de sortie. Je descends ces escaliers raides, mon pieds est pris d'une douleur immense. Il a laissé pénétrer un long et fin morceau de bouteille cassée qui avancé dans ma chair un peu plus à chaque pas. J'essaye de le retirer tant bien que mal, et cherche désespérément une chaussure. Un long frisson parcours mon corps frêle. Il fait froid. Qu'elle idée d'être en débardeur en plein milieu du mois de Janvier ? Bref je cherche une clope dans mon affreux cabas Vuitton, quinze fois trop grand. Où est ma porsche parmis toutes ces voitures délabrées ? Un filé de lumière attire mon regards. La lumière des réverbères s'était reflété sur le capot flambant neuf de cette magnifique voiture noire. J'y rentre, je fou a fond All I need de Radiohead, je ne saurai pas la chanter, j'y vois flou, puis je m'en fou je beugle en conduisant vingt fois trop vite sur le périphérique.
J'introduis la clef dans la serrure puis entre dans la demeure familiale, mais depuis un mois cette demeure est mienne. Mes carreaux sont froids, mes draps sont froids et personne pour me réchauffer. Marre de cette journée qui s'éternise. Puis quand j'y pense je me suis faite violée et je m'en fou ! Et je me mets à rire, de mon rire gras et faux que je n'ai que quand je veux en finir... Ah, c'est donc ça, tu viens me chercher ma chère faucheuse, il y avait longtemps ! Je déambule jusque ma baignoire, 5h30, je prends un couteau, cette fois-ci j'y arriverais peut-être. Et je refais ce geste que j'ai du faire des dizaines de fois sans le vouloir vraiment. J'admire mon sang couler, une mer de sang rouge se forme autour de mes membres meurtris, c'est beau. Je n'ai même pas mal. Merde mes yeux se ferme. Je souris. Ca y est c'est la fin.
THE BETTER END_ .
xStay-Awake_